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Quelques idées de créations pour se faire plaisir ou faire plaisir avec un peu de récupération et de temps.

  •  Meuble télé

Matériel 

- Deux planches en sapin 30 x 120 X 1,8 cm (9,99 € la planche, soit 18,98 € les deux) ;

- Deux cubes en pin 36 x 36 x 33 cm (à partir de 12,90 € selon le type de tiroir) ;

- Une planche trouvée dans la rue (0 €) ;

- 6 pavés autobloquant en S - il est bien sûr possible d'en ajouter au besoin (environ 5 €).

Nous avons peint les cubes et les planches pour apporter un peu de pep's.

Assemblage

Simplissime :

1. Empiler les planches et les boites ;

2. Positionner correctement les pavés en fonction des dimensions de son matériel hifi.

Et... voilà, ceci évite les déconvenues et les "mais pourquoi, POURQUOI, je n'ai pas mesuré !!!??"

Niveau : Castor junior

  • Tipi bébé

Matériel

 - une hausse pour grande penderie en chanvre (29,95 € neuve, mais nous l'avons récupéré à partir de l'une de nos anciennes penderie) ;

- un support de baignoire bébé (5 € en brocante).

Assemblage

1. Attacher quelques lanières sur le support ;

2. Laisser le champ libre à un enfant.

PS : Bon, en toute honnêteté, ça a tenu trois jours compte tenu du rapport place occupée/utilisation dans un appartement de 40 mètres carrés, mais la structure est démontable et remontable à l'infini.

Niveau : Castor junior 

Une marionnette de déglingo

Matériel

- une vieille chaussette de ski (0 €) ;

- une pelote de laine pour les pompons (à partir de 1,70 € la pelote) ;

- du carton ;

- du fil ;

- deux gros boutons récupérés de vieux pulls (0 €);

- une pièce de feutrine rouge (au moins 10 X 20 cm) récupérée d'un vieux bonnet de Noël (0 €) .

Assemblage

1. Trouver la bonne chaussette plutôt épaisse ;

2. Préparer les pompons (petit tuto pour ceux qui auraient oublié et sans les mains en plus) ;

3. Coudre les boutons sur les pompons ;

4. Doubler la feutrine avec un morceau de carton et coudre cette pièce sur la chaussette en choisissant bien l'emplacement ;

5. Coudre les yeux sur la chaussette.

Et voilà, vous avez votre marionnette mangeuse de carte ou autre selon vos envies.

Niveau : Castor confirmé

 

J'y suis arrivée, je suis enfin sortie de la résidence, après presque deux mois d'efforts, d'entrainements quotidiens, enfin...

Bon, le truc que je me dois d'avouer pour mes lecteurs, c'est que ça s'est passé à poussette. Ok, mais le plus important, c'est de retrouver un autre espace, du bruit de travaux et de voitures - il y en avait partout. J'ai quand même remarqué quelque chose d'étrange, tous ces gens dont on ne voit pas le bas du visage et du coup leur sourire - je provoque souvent le sourire lorsque les gens me regardent, je crois que c'est un peu mon pouvoir. Du coup, il ne s'agit pas de lire sur les lèvres, mais dans les yeux et c'est pas facile pour un bébé de 15 mois.

Papa me dit bien que c'est parce que tous sont des super-héros. Je veux bien, mais si c'est ça ils doivent avoir des pouvoirs. Ça peut pas simplement être celui de se déplacer dans la rue. Sinon, je n'ai pas tout compris au concept de pouvoir. Papa et maman aussi, quand on sort de la résidence, on ne voit plus que leurs yeux. Heureusement, c'est pas comme ça à la maison parce que moi j'aime bien toucher leurs dents et les voir rigoler à mes blagues.

Surtout qu'il suffit d'un rien. Il suffit de choisir un mot et de le répéter en se bidonnant et... c'est tout. Hier j'ai choisi "aï aï aï" après l'avoir entendu en marchant sur papa. Je me suis mise à le répéter, à rire, et du coup, il en a oublié la douleur et j'ai pu continuer à lui marcher dessus. Comme quoi ça devait pas lui faire si mal à papa.

D'ailleurs, pour me récompenser de mes progrès, il m'a amené sur un terrain dont je n'avais pas le souvenir, le sol est tout mou, on s'enfonce dedans et pour faire un pas, c'est dur, je suis toute ralentie. Je crois que ça va me rendre encore plus forte pour la course de m'entrainer là dessus.

 

Peut-être connaissez ce poster des routines créatives de certains des plus grands esprits de l'histoire.

Inspirant, n'est-ce pas ? Et parce qu'il n'y a pas de mal à se comparer aux plus grands esprits, je me suis permis de détailler ma propre routine avec toutefois ma propre légende.

Ce confinement, on ne va pas se mentir, c’est quand même une série d’interdictions. Moi, ça va, je suis petite, je m’adapte et puis de toute façon si j’ai envie de taper une crise parce que je suis un peu fatiguée ou juste pour le plaisir, pas besoin de sortir dehors pour ça. Je peux tout à fait m’en sortir à domicile. C’est pour papa et maman que ça devient compliqué.C’est pour ça qu’ils essaient de me sortir un peu.

Pourtant quand je fais mon sport dehors et que j'essaie d’engrainer les autres enfants pour jouer ou juste pour discuter ils détournent mon attention et m'éloignent. J’imagine que c’est pour éviter les mauvaises influences qu’ils pourraient avoir sur moi et puis de toute façon ça m'empêche pas de faire mon tour de piste. Donc tout va bien.

Mais par contre, il y a un truc qui me donne bien envie, c’est ces espèces d’engins à deux roues qui filent à toute berzingue. Je vais vite maintenant, très vite même quand je suis à fond dans mon petit couloir avec le vent dans le dos. Mais ces machines, là, ça me dépasse en toute facilité. Les pilotes, ils sont pas beaucoup plus grands que moi, debout sur leur bécane - leur trottinette, comme disent papa et maman -, et ils filent tranquille alors que moi j'ai beau afficher un grand sourire je suis quand même à la limite de la chute. Je crois que là, il y a quelque chose à creuser parce que la vitesse je dis pas non. Je me suis quand même mise à marcher et à courir pour me délester de papa et maman et sortir enfin de cette résidence. Donc, si pour cela, je dois passer par un engin, hé bien, qu’il en soit ainsi.

J’observe et je me rapproche régulièrement de ces engins parqués ou avec leur pilote à proximité. Papa et maman m’en écartent à chaque fois comme si ce n’était pas pour moi. Là, je crois qu’on va pas être d’accord parce que j’ai beau regarder, je ne comprends pas pourquoi ça ne pourrait pas me plaire. Et pour leur montrer que le cadeau post-déconfinement faudra pas faire d’erreur, j’ai choisi de plaider ma cause dans un grand discours sur l’interdiction.

I have a dream...

Cette période me permet de beaucoup réfléchir à l’après, ce « bientôt » dont j’entends parler papa et maman : « Bientôt, tu pourras aller jouer avec les autres enfants », « Bientôt, on ira au zoo », nanani, nanana.  En tout cas, bientôt, moi, j’espère trouver mon son, ma petite musique qui m’accompagnera tout au long de ma vie.

Parce que déjà, j’ai entendu que la musique nourrit les âmes, les âmes, je sais pas ce que c’est, mais nourrir, oui, et je ne refuse jamais ce qui nourrit. C’est une de mes règles de vie. Et en plus, il semble que la musique, du moins, ces sons qui sortent d’objets avec des chansons et des bruits que je ne parviens pas encore à identifier, ça fasse généralement plaisir à papa et maman. Du coup, j’ai décidé de chercher et d’essayer de reproduire ce que j’entendais avec ce que j’avais à disposition.

J’ai commencé par l’ensemble des pseudos instruments dédiés aux personnes de ma condition - les bébés, quoi - et le mini clavier Winnie 5 notes, la rolls des claviers à mon âge. OK, j’ai trouvé ma note, le mi, mais après, 5 notes, c’est quand même pas suffisant pour composer une grande oeuvre. Hey Disney, je te rappelle que Mozart, à 7 ans, il composait des symphonies et il y avait un peu plus de 7 notes. Donc bon, je veux bien, les jouets pour bébé, mais si c’est pour nous limiter à « It’s a small world », je sais pas.

Et donc, pour la partie mélodique, j’ai dû me résoudre à me mettre à la guitare de papa. Je commence à gratouiller,  mais il doit encore m’assister pour les accords. Pas du tout adaptés à mes mains ces manches. Donc, à moins d’investir pour un ukulélé, je vais quand même pas demander à papa de monter sur scène avec moi.

L’apprentissage de la section rythmique (maracas, bâtons de pluie, tambourins), ça avance pas trop mal, mais j’ai envie de casser les codes et de trouver de nouveaux sons adaptés au public de mon âge. Ben ouais, on nous vend bien plein de comptines avec des mots qu’on comprend pas. Pourquoi ne pas produire des musiques avec des sons que tous les enfants de mon âge seraient en mesure de comprendre ? J’ai testé le « badaboum », le « splash-splash », je me fais une sorte de bibliothèque de sons intéressants et j'irais piocher dedans au gré de mes envies.

Et avec le son, ça donne ça - à vous de trouver le bon timing :

Bon on va voir ce qu’on peut en tirer. C'est vrai qu'il y a aussi les applaudissements, j'entends ça tous les soirs, ces bravos dédiés à mon dîner, et j'aime bien ça, je les applaudis même en retour - toujours rendre hommage à son public -, mais ce n'est pas forcément nouveau.

Du coup, j’attends la reprise de la crèche avec impatience pour tester ces découvertes auprès de mes congénères et passer une annonce pour un groupe. J’ai pensé l’appeller  "a-Mi a-Mi "ou "Mi-Aouh". J'ai même une idée du premier titre  : « Give me five » comme dit papa. Je vois bien un clip aussi où j'appelle des shake à papa, maman, aux gens dans la rue, aux bébés comme moi, main gauche ou main droite, et si les gens ne sont pas réactifs comme j'aime hé bien, ça me met colère.

D'ici là, double HIGH FIVE.

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