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Aujourd’hui, encore d’autres activités - décidément, ça n’arrête pas, vive le confinement ! - notamment grâce au retour à la maison de maman et ça c’est chouette.

Tous les matins, elle fait une séance de gym, parait qu’elle organise ça avec des copines alors que je croyais que le confinement visait à éviter les activités de groupe. Je n’ai probablement pas tout compris. Elle suit des femmes qui ne parlent pas le même langage qu’elle et qui peuvent avoir tendance à hurler. En tout cas, je l’encourage en lui tapant dans le dos ou je lui montre aussi comment faire quelques exercices : "les squats sumo, maman, c’est pour les bébés sumos", je l’aide à améliorer ses postures en passant en dessous d’elle quand elle est à quatre pattes ou je lui appuie sur la jambe si je sens qu’elle faiblit un peu. Je la fais travailler, maman.
Papa, lui, il regarde et ça le fait bien rigoler.

Aujourd’hui, c’est multisports ! A mon échelle du moins, disons activités multiples, ou plutôt arnaques multiples des parents et plus particulièrement de papa - maman, courageuse, a été à son travail.

J’ai certes découvert le jeu de carte, le classique, 52 cartes. Je pensais faire une belote, mais papa m’a à peine expliqué les règles et surtout j’étais relégué aux mélanges. Bon, il est vrai que j’ai un certain coup de main en la matière - tendance à égarer des cartes sous les meubles, sous les pieds ou dans la baignoire. Quoi qu’il en soit, j’ai pas compris grand chose et je crains qu’il n’ait fait ça uniquement pour gagner des parties sans trop se fatiguer.

Ensuite, on est passé sur le balcon pour une session en plein air, je pensais que ce serait pour un peu de jardinage, qu’il me laisserait découvrir les plaisirs gustatifs de la terre ou des plantes vertes. Que nenni ! Rien du tout, il m’a juste placé devant les plantes à débroussailler ce que je me suis empressée de faire par réflexe. C’est le printemps et tous ces bouts de plantes qui dépassent, ce n’est pas très harmonieux. J’y ai remédié avec grande joie et avec un soin extrême - j'étais dans un de ces moments de flow, de concentration intense pour obtenir le meilleur résultat possible.

Ça m’a un peu mis en rogne de découvrir ce subterfuge et du coup, j’ai vidé le sac de couches neuves et je les ai étalées par terre, une par une. Il n'y a pas de petit plaisir surtout avant le goûter.

Aujourd’hui, mes parents avaient l’air heureux de me faire découvrir une nouvelle activité. C’était étrange. J’étais installée sur ma chaise comme pour le goûter, mais il était un peu tôt il me semble - je sortais de la sieste et je n’avais pas encore faim. D’un coup, ils ont sorti de leur dos des sachets comme mes gourdes de compote que je cours chercher dans la cuisine. Ils m’ont installé un grand bavoir, ils ont versé ce liquide dans un petit bol et ils ont installé une grande feuille en papier devant moi.

Ils ont commencé à tremper leurs doigts dans la texture et en ont badigeonné la feuille avec un plaisir non dissimulé : « ‘garde, vas-y mon ange, à ton tour ». Moi, ce que je vois, c’est qu’ils faisaient des tâches de compote. Hallucinant !

Alors là, autant vous dire que ça ne m’a pas plus du tout. La couleur, je ne connaissais pas, je n’avais jamais vu ça, mais ça ne me semblait pas très appétissant, une couleur d’herbe sous acide et la couleur des fleurs qui piquent. Là, ils faisaient n’importe quoi, des points, des lignes, et à un moment, ils ont même trempé mes doigts et même ma main dans la texture  pour badigeonner à mon tour, mais ça m’intéressait pas moi, j’aurais préféré goûter. C’était froid, poisseux, ça sentait pas bon.
Maman s’est cru maligne à un moment de s’en mettre sur le visage. Je ne comprenais pas, elle souriait, mais ce n’était plus maman et papa son nez s’est transformé , il a grossi et a pris la couleur de quand je suis tombé sur les mains. Il souriait en plus, effrayant ce clown.

Je leur ai signifié qu’il était temps d’arrêter immédiatement cette activité. Ils se sont exécutés et m’ont proposé mon goûter.


Bonjour, je me présente, je me nomme Margot (O-T à la fin, rien à voir avec le pinard) et je voudrais partager mon expérience de confinement.


J’ai appris ce confinement hier et je suis tout excitée par cette nouvelle expérience. Du coup, je me réveille comme d’habitude, à 7 heures, et je tiens à faire partager mon enthousiasme à mes parents pour qu’on puisse profiter ensemble de cette belle journée. Maman est encore partie au travail ce matin, ça doit pas être complètement effectif son truc, moi qui pensait passer deux semaines au complet avec papa, maman et Larsen le matou.

Avoir un enfant, socialement, c’est un peu comme la météo. Du coup, tout le monde a un avis sur la question avec ses petites et grandes vérités.

5 - « Tu sais, il ne faut surtout pas élever la voix »

Classique des jeunes idéalistes de retour d’âshram ou d’autres adeptes de méthodes d’éducation alternative enseignée dans un quelconque ouvrage popularisé par une star du net. Attention, si c’est généralement réprobateur et celui qui tient cette phrase est à deux doigts de te dénoncer aux services sociaux, c’est surtout compatissant avec toi qui « a tant de difficultés à gérer un bébé, comment il fera quand il sera ado ? »


4 - « Holala, il a grandi, c’est dingue »

Une vérité, un bébé grandit… et vite avec ça : environ 25 cm la première année, soit + 50 % de sa taille. Si cette courbe se poursuivait, l’enfant attendrait 2 mètres à 3 ans et demi. Donc, bon, heureusement pour tout le monde, ça se calme parce qu’au prix des fringues pour bébé, ils finiraient rapidement habillés en toile de tente.


3 - « C’est bien la crèche, ça lui permet de développer ses défenses immunitaires »

Ça, c’est souvent la phrase des copains qui ont une nounou par choix et qui essaient de trouver l’argument plein de bon sens pour lequel la crèche collective leur semble indépassable : l’immunisation collective de ces petits bouts. Un poil de bienveillance et de mauvaise foi quand même, du coup.


2 - « Pas de doute, il fait ses dents »

C’est l’équivalent de « t’entends ce clac-clac, là, c’est l’alternateur » quand tu fais écouter le bruit de ta bagnole au garagiste ou à tonton Marcel. Une vérité absolue qui peut toucher juste parce que les dents d’un bébé, ça pousse souvent dans la première année. Donc, peu de risques d’être complètement hors sujet et même possibilité d’apparaitre pour un expert.


1 - «  Il fait ses nuits ? »

La classique, l’indémodable, l’indétrônable, celle que l’on peut entendre dans chaque conversation de jeune parent. Ça peut venir de jeunes parents qui veulent comparer leur progéniture et se dire « est-ce qu’on est vraiment les seuls à en baver autant ? » ou de ceux  qui ont juste envie de témoigner du talent de leur progéniture à pioncer une nuit entière. Des copains ou des parents d’enfants plus âgés qui se marrent, goguenards, et se rappellent à leurs bons souvenirs.

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